C’est une impression que plusieurs d’entre nous partageons et ça me fait donc penser que c’est une réaction bien normale.

Nous avons tous à vivre avec le regard des autres qui est souvent lourd. On peut voir que les gens sont souvent trop dans l’ignorance pour comprendre notre réalité. Même notre famille n’arrive pas à comprendre à 100%. Ils sont, compatissants, plein de bonnes intentions, plein de bons mots et de réconfort. Mais on peut voir dans certaines réponses malhabiles, qu’ils ne comprennent pas tout lorsque nous parlons de notre quotidien ou de notre réalité.

Je ne leur en veux pas du tout. J’ai bien eu quelques excès à l’occasion lors de certains propos d’inconnus ou autres évènements similaires. Mais je me rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, avant que Jacob me transforme, j’étais de ceux qui ne comprenaient pas car je n’avais pas vécu la réalité qui est la mienne depuis deux ans.

Comme tous ces gens n’ont pas vécu notre quotidien, je ne peux pas leur en vouloir. Pas plus aux étrangers, qu’à mes amis ou ma famille d’avoir eu la chance d’avoir des enfants en santé, ne pas vivre notre réalité et ainsi ne pas nous comprendre. Je suis peut-être un peu jaloux, un peu triste aussi lorsque je vois un enfant plus jeune que le mien faire des choses que Jacob ne fait pas encore comme marcher alors qu’ils sont âgés de seulement quelques mois, mais j’ai espoir.

En parlant de compréhension, Jacob est non verbal (pour le moment, il y a toujours de l’espoir comme je viens de le dire), comment pourrais-je en vouloir à ma famille de ne pas nous comprendre alors que moi, la famille de Jacob, n’arrive pas toujours à comprendre ce qu’il veut? Imaginez à quel point ce doit-être frustrant pour lui à deux ans de ne pas être compris par sa famille alors que lui comprend très bien lorsque nous lui parlons.  Je n’ose pas me mettre à sa place!

Vous suivez mon raisonnement? C’est un peu ce que je raconte lorsque je dis qu’un enfant différent peut vous rendre différent, vous transformer. Il n’a seulement que deux ans, il est différent, mais il m’a montré à être plus tolérant comme lui l’est présentement. Il pourra sans doute m’apprendre encore beaucoup. Puis lorsqu’il aura grandi, peut-être qu’il vivra des moments plus difficile à accepter, ce sera à moi de lui rappeler la leçon de tolérance qu’il m’a enseigné à deux ans.

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