Les aidants naturels, un autre sujet bien délicat. Je ne sais pas comment ça fonctionne là où vous vivez mais j’aimerais bien le savoir. Laissez-moi vous parler de la réalité du Québec pour que l’on compare un peu.

Le terme aidant naturel désigne une personne qui vit et agit dans l'entourage immédiat d'une personne malade, souffrante, ou en perte d’autonomie. On parle aussi parfois d'aidant familial ou d'aidant informel.

Au Québec, notre bon gouvernement fait la distinction suivante concernant la personne handicapée ou malade pour qu’un aidant naturel soit admissible: Il faut donc que la personne handicapée remplisse toutes les conditions suivantes :

elle est âgée d'au moins 18 ans au moment où les frais sont engagés;
elle habite ordinairement avec l’aidant naturel;
elle ne peut pas rester sans surveillance en raison de son incapacité;
elle est atteinte d'une déficience grave et prolongée des fonctions mentales ou physiques ou elle reçoit des soins palliatifs.

Vous avez bien compris où se situe notre problème, les enfants n’ont pas d’aidants naturels! Selon notre gouvernement, c’est tout bonnement le travail des parents. Je ne sais pas pour vous, mais moi un parent qui n’est pas aidant naturel ne devrait pas changer de couches jusqu’à l’âge adulte de son enfant. Il  devrait ne pas avoir à remplir aucune fonction faite normalement par un professionnel de la santé. Tel donner des médicaments dangereux comme la morphine, l’héparine, gaver son enfant, lui faire des injections, installer des tubes de toutes sortes. Lui faire faire de la physio à tous les jours pour probablement toute son enfance. Sans compter les innombrables rendez-vous chez divers spécialistes.

Prenez nous par exemple, Jacob me semble un cas relativement léger,  néanmoins, nous avons un minimum d’un rendez-vous par semaine avec un spécialiste depuis sa naissance et ce n’est pas rare d’en avoir 3 ou plus en plus des chirurgies, des suivis et autres. Quels parents ordinaires doivent en faire autant tout au long de la vie de leurs enfants? Comment ma conjointe peut-elle se trouver un emploi en devant composer avec tous les rendez-vous de notre fils? J’ai bien un travail, mais connaissez-vous beaucoup de familles pouvant survivre avec un seul revenu à notre époque?

Le vérificateur général du Québec estime que les coûts annuels pour placer une personne en CHSLD peuvent varier de 61 551 à 90 820$ selon l’établissement. Alors pourquoi  ne pas donner la moitié de cette somme annuellement aux familles qui n’embourbent pas le système en gardant leur enfant à la maison?

Notre gouvernement est corrompu et se graisse la patte, il paie des primes incroyables à de hauts fonctionnaires déjà millionnaires On laisse des gens profiter de notre système avec des non-sens comme le « baby touristing »  sans rien dire et j’en passe. Mais aider des familles d’ici dans le besoin? A quoi bon? Le gouvernement préfèrent peut- être profiter du fait que les parents d’enfants différents sont à bout de souffle et n’ont  bien souvent pas la force de se battre.

C’est peut-être une simple question de statistique. Tout le monde a un(e) conjoint(e) ou des parents susceptibles d’avoir besoin d’aidants naturels un jour ou l’autre. Mais seulement une minorité de parents auront des enfants handicapés. Alors d’un point de vu électorale, la première catégorie semble plus intéressante que la deuxième. Si c’est bien le raisonnement, veuillez, messieurs et mesdames les politiciens, tenir compte que si vous aidez les familles québécoises ayant un enfant différent, vous allez pouvoir profiter d’une image positive pour une fois et d’un courant de sympathie du public qui remarquerons enfin que vous êtes humain!

Faites de cette cause votre cheval de guerre! Aider ces familles québécoises à se battre pendant que vous en avez le pouvoir. Bien que je ne le souhaite pas, peut-être  qu’un jour, un membre de votre propre famille en aura bien besoin.

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