Lorsque l’on devient maman d’un enfant handicapé, les choses changent. On veut mettre sa vie de côté et ne rien faire d’autre que de s’occuper de son enfant. Doit-on arrêter de travailler ou non ? Quels sont les choix à faire pour garder une vie de femme, épouse et maman ?

Est-ce la bonne solution ? Doit-on mettre sa vie entre parenthèses ? Doit-on tout bouleverser et ne plus rien vivre d’autres que le handicap. Un tas de questions se posent à ce moment-là et l’on ne sait pas toujours si l’on va faire les bons choix ou non.

Je pense que cela reviendrait à se renfermer  sur soi-même  ou pire entrer dans une dépression..

Même si être maman d’un enfant handicapé demande beaucoup de temps et est bien plus qu’un métier à temps plein, il faut se garder une partie de son  temps pour soi-même et pour sa vie de couple également. Il faut savoir continuer à prendre soin de soi même malgré cela et surtout continuer de vivre et garder une situation sociale.

Prendre du temps pour soi, s’aménager du temps de repos et garder des moments pour sa vie de couple ne veux pas dire que l’on n’aime pas son enfant, bien au contraire. Cela signifie savoir garder la force  et rester soudé face au handicap pour continuer d’avancer ensemble.

Etre bien dans sa vie, malgré le combat de la maladie permet aussi à notre enfant de se sentir bien.

Un enfant, même malade sent les choses et a besoin de se sentir bien et surtout de sentir que vous êtes bien. Moi-même, j’ai toujours emmené notre fils handicapé, partout dans nos loisirs et activités. J’ai cessé mon activité professionnelle à sa naissance et pendant trois ans. Je l’ai fait pour être là pour lui pour assumer ses rendez-vous, mais chaque fois que je le pouvais je voyais mes amies, je m’aménageais des petits temps pour moi ( un peu de shopping, un coiffeur, des soirées à la maison avec des amies..). même si je ferais toujours tout pour mon fils, même si je veux lui donner le meilleur pour avancer, je dois aussi penser un peu à moi, à nous..

Cela ne m’a jamais empêché de m’occuper de notre fils. Mais je crois que cela m’a permis de rester forte et me battre encore plus pour lui. Et aujourd’hui encore, même si je retravaille car il le fallait bien, notre fils passe la journée au centre pendant que je travaille et nous avons des temps ou je m’occupe de lui, des temps ou je l’emmène  au match de foot de son frère, des temps où il se repose et je fais alors le reste pour m’occuper de la maison. Et cela nous permets à tous de se sentir bien, tous ensemble.

Et je crois que c’est notre force aujourd’hui. Unis et bien ensemble pour mieux avancer…

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