Personne ne l’avoue ouvertement mais on a tous un moment ou un autre un trop plein qu’il faut évacuer. Ça m’est arrivé cette semaine. Les raisons peuvent être multiples : Problèmes au travail,  en amour, les enfants irrités ou irritables, la fatigue…. Ou même une joyeuse combinaison de plusieurs de ces éléments  qui nous font perdre patience.

Alors, comme je disais, ça m’est arrivé cette semaine. Jacob est fatigué et maussade depuis son opération. Le début de ses crises d’épilepsie correspond à un manque de sommeil pour nous car nous sommes inquiets pour lui. Alors, moi qui habituellement ne vis que pour retourner à la maison pour prendre mon fils dans mes bras et le cajoler, j’ai dû faire face à un petit bonhomme qui criait et pleurait tout le temps et que rien ne semblait consoler.

                Il faut dire que puisqu’il est non-verbale, c’est compliqué de savoir ce qu’il veut ou quel est le problème. Toujours est-il qu’à un moment ou à un autre j’en ai eu  assez! Rassurez-vous, il ne lui est rien arrivé … Nous en avons simplement profité pour faire une sortie en voiture pour aller faire des courses, lui changeant les idées par le fait même.

                Je sais que mon état d’esprit n’est pas unique. Tout le monde peut vivre des moments comparables. On s’attend à ce que les parents d’enfants différents soient plus patients. N’entend-on pas souvent des phrases du genre de : « Vous êtes forts, si dieu vous a donné un enfant comme celui-là c’est que vous êtes spéciaux, capables de vous en charger…. » La belle affaire, j’ai beau chercher, je ne me sens pas plus fort qu’à mes 4 autres enfants. Peut-être l’étais-je déjà, qui sais?

                Là où je veux en venir c’est que c’est tout à fait normal de se sentir de la sorte. Vous n’avez pas à vous sentir coupable de vous sentir à bout de force et de vouloir un peu de répit. Plusieurs organismes offrent de tels services pour vous aider. Plusieurs amis et votre famille vous aideraient probablement aussi si vous le demandiez.

                Je vais vous dire  un secret qui n’en est pas un, les parents d’enfants normaux aussi finissent par être fatigués, à bout de souffle et ont besoin de répit. Eux aussi peuvent demander de l’aide à leur entourage. Vous qui voudriez que le monde voient votre enfant comme un enfant « normal », pourquoi ne pas cesser de vous sentir coupable d’être fatigué? Si vous vous sentez coupable d’avoir ces sentiments parce qu’il est différent, vous le traitez déjà différemment. Cessez de vous sentir coupable et traitez-le en égal, comme n’importe quel enfant. Ne soyez pas parent d’enfant différent, le temps d’une soirée, d’une sortie, pour décompresser soyez un parent comme les autres…. Faites le garder  une soirée,  sortez avec votre conjoint(e), vos amis et revenez en force. 

               

 

 

Things you might like

Other articles you might enjoy...

Survey icon

Public Opinion…

How do you find out about new special needs products?